24.04.2008

Loi Ogm : Deuxième lecture au Sénat

58484145.JPG

Si l’enjeu n’était pas de taille, le vote de la loi sur les Organismes génétiquement modifiés en France pourrait faire office de feuilleton à rebondissements.
Le Sénat vient de boucler illico presto sa deuxième lecture, alors que, la semaine précédente, la loi OGM avait provoqué de houleux débats pendant 36 heures à l’Assemblée nationale, sur fond de crise entre les députés UMP et avec Nathalie Kosciusko-Morizet.
De nombreux débats ont porté sur l’amendement Chassaigne (PCF) adopté à l’Assemblée nationale, puis vidé de son sens par le Sénat. Celui-ci stipulait que la mise en culture, la commercialisation et l’utilisation d’OGM ne pourront se faire que dans le respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées «sans OGM». Autrement dit, les OGM pourraient être interdits dans les zones d’Appellation d’Origine Contrôlées ou les Parcs Naturels Régionaux… mais le Sénat a précisé que le «sans OGM»

devait correspondre à la définition de l’Union européenne, et avant que celle-ci n’existe, à celle fixée par le futur Haut conseil des biotechnologies… dirigé par des scientifiques. Alors que les ONG «vertes» et l’opposition optaient pour le seuil de détection de 0,1 %, le seuil est aujourd’hui de 0,9 %, voire flou, ce qui compromet l’application de cet amendement.
Votée sous forte pression des pro-OGM (dont les formes de semenciers comme Monsanto), comme des anti-OGM, la loi à ce stade inclut théoriquement plus de transparence, mais, en contrepartie, des peines plus sévères pour les faucheurs d’OGM, et fait porter la responsabilité de la contamination d’un champ non-OGM… aux agriculteurs eux-mêmes. L’importation d’OGM n’est absolument pas sous contrôle, et la coexistence entre les deux filières semble actée. Mais techniquement, la coexistence est rendue impossible par le vent, ce qui, inévitablement, protège d’abord la filière OGM. Alors qu’une forte majorité des français, mais aussi des agriculteurs refuse les OGM, la loi creuse le fossé entre le pouvoir et la population. Suite du feuilleton en mai, pour la seconde lecture à l’Assemblée nationale.

 

Source : Toogezer.com
______________________

 

Nous avons l'air bien mal partis avec ce texte, d'un autre côté ce n'est que la transposition d'une vieille directive européenne et comme toute directive, chaque Etat doit la transposer en droit interne afin  de respecter ses engagements envers l'Union Européenne. Il aurait fallu gueuler au moment de l'adoption de cette directive mais vu qu'aujoud'hui le citoyen est encore bien loin de l'Europe, on ne s'en rend compte qu'aujourd'hui. Mais posons clairement les choses, la coexistence n'est pas possible en plein champ car on ne peut pas, ni l'Union Européenne, ni l'Etat français, ni qui que ce soit, contrôler l'activité des insectes, ni le vent. C'est un organisme vivant et malheureusement il ne sait lire ni les lois françaises ni les textes européens pour lui interdire de se promener où bon lui semble. On remet moins en cause la nocivité (manque

d'études) que le caractère incontrolable de l'OGM ce qui est pourtant une évidence.

 

Un peu de réalisme ne ferait pas de mal à notre majorité parlementaire même si il existe encore quelques esprits qui fonctionnent, les autres ce sont endormis sous la pression des lobbys de types Monsanto.

Rendez vous en Mai.