03.09.2008

Festival d'incidents nucléaires en Europe

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La France, qui a passé un été très radioactif avec de multiples évènements en particulier au Tricastin, est loin d'être le seul pays d'Europe frappé par les incidents et accidents nucléaires. Des scandales de grande ampleur font même la UNE actuellement dans certains pays.

En Belgique, un accident de niveau 3 s'est produit le 24 août à l'Institut des radioéléments (IRE) de Fleurus. Comme d'habitude dès qu'il s'agit de nucléaire, l'alerte a été donnée en retard, les conséquences ont d'abord été minimisées par l'Agence fédérale belge de Contrôle nucléaire (AFCN), mais on apprend aujourd'hui que la fuite radioactive est plus importante qu'annoncé au départ et que la consommation des légumes du jardin et du lait est maintenant interdite, en attendant peut-être de nouvelles révélations...

En Espagne, un important incendie s'est déclaré, le 24 août aussi, à la centrale nucléaire Vandellos II (Catalogne) qui est arrêtée depuis. Une trentaine d'incidents ont eu lieu depuis le début de l'année dans les centrales espagnoles. En avril dernier, on a appris qu'une fuite radioactive avait eu lieu 6 mois plus tôt (!) à la centrale d’Asco I (Catalogne) dont l'exploitant encourt de lourdes sanctions.

En Allemagne à Asse, la population a appris fin juin qu'une contamination de grande ampleur était en cours depuis des années dans une mine de sel ou 126 000 fûts de déchets nucléaires ont été stockés. La mine était présentée comme "stable depuis 70 millions d'années" et "quasi-imperméable", mais les déchets baignent aujourd'hui dans un véritable lac souterrain dont la contamination menace de grandes nappes phréatiques.

En Autriche, un incident s'est produit dans la nuit du 2 au 3 août dans les laboratoires de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à 35 km de Vienne. Ce n'est que par chance qu'un accident grave n'a pas eu lieu.

En Ukraine, une fuite d'eau radioactive a provoqué l'arrêt d'un réacteur à la centrale nucléaire de Rivné (ouest de l'Ukraine) le 10 juin.

En Slovénie, une fuite radioactive le 4 juin à la centrale nucléaire de Krsko a entraîné une alerte européenne (les 26 autres pays de l'Union ont été contactés en urgence) avant que la gravité de la situation ne soit minimisée, sans que personne ne sache vraiment ce qui s'était passé.

La France, enfin, a été frappée cet été par de multiples incidents à la Socatri-Areva (Bollène, Vaucluse ; grave fuite d'uranium le 7 juillet), à la FBFC-Areva (Romans-sur-Isère, Drôme ; découverte le 18 juillet de contaminations par une canalisation rompue depuis des années), à la Centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme ; 100 salariés contaminés le 23 juillet) et à celle de St-Alban (Isère ; 15 salariés contaminés le 20 juillet), à nouveau à la Socatri-Areva (aveu le 6 août de rejets illégaux depuis des semaines de carbone 14 radioactif) et à la Comurhex-Areva (Pierrelatte, Drôme ; aveu le 21 août de contaminations par une canalisation rompue elle aussi depuis des années).

Source : Sortir du Nucléaire

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Je ne vois pas d'autres choses à ajouter. Tous ces emplois qui vont disparaitre, snif j'en ai la larme à l'oeil, la Société se construit par des choix et ses choix sont parfois difficile à prendre mais mieux vaut le chomage que des catastrophes sanitaires s'étalant sur des années. Oui je sais c'est facile à dire pour quelqu'un bien au chaud chez lui menant son insouciante et "paisible" vie d'étudiant.

02.07.2008

Nucléaire, bienvenue dans le monde Réel

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Le Nucléaire est un sujet compliqué, pourtant un simple mot suffit à le discréditer : déchets.


Certains vous vanteront cette energie comme non productrice de gaz à effet de serre ou très peu, et c'est vrai et en plus cela coincide avec la lutte contre l'effet de serre (magnifique). Cependant le nucléaire produits des déchets répartis en 3 catégories différentes A, B et C. Les déchets de catégorie A (faible et moyenne activité) à vie courte sont dangereux pendant approximativement 300 ans, les catégories B et C (de moyenne et haute activité) à vie longue sont extrêmement dangereux pendant des centaines de milliers d'années si ce n'est plus.


Les dechets à vie « courte » mettant potentiellement en danger les êtres vivants à proximité (humains compris) pendant près de 300 ans et les déchets à vie longue pendant des centaines de milliers d'années, je ne vois pas comment on peut garantir l'étanchéité des sites de stockage pendant toutes ces années il n'y a qu'a observer notre Histoire pour savoir qu'en une « courte » durée le monde a changé, 1708 l'Ancien Régime et la Monarchie...

J'aimerai voir la tête du Roi devant un conseiller en 1708 garantissant l'inviolabilité d'une salle, d'un endroit ou d'un batiment quelconque, une telle garantie relève du fantasme, même aujourd'hui.


C'est à vous de vous faire votre opinion, mais qui voudrait laisser derrière soit (ou vivre dans) un pays qui serait un nid à cancers, peuplé d'impotents bouffés par la maladie ?


« Le gouvernement démarche actuellement des milliers de communes pour trouver un site d'enfouissement de déchets radioactifs en plus du site de Bure (Meuse). Les 20 départements concernés sont : Ardennes, Aube, Aveyron, Cher, Eure, Indre, Lot, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Bas-Rhin, Seine-Maritime, Somme, Tarn-et-Garonne, Vosges. » Sortirdunucleaire,org


Un document traitant des déchets nucléaires élabroré par Sortirdunucleaire est telechargeable ICI

11.06.2008

Incident nucléaire en Slovénie

 

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Paris, France — Mercredi dans l’après-midi, la Commission européenne a déclenché le système d’alerte européen sur les risques radioactifs après un incident survenu dans la centrale nucléaire de Krsko, en Slovénie. Sans avoir encore le fin mot sur la situation exacte du réacteur et la gestion de l’incident, il paraît important de préciser au moins trois éléments.

D’abord, une telle alerte montre bien que le nucléaire ne constitue pas une énergie comme les autres. Contrairement aux autres modes de production d’électricité, le nucléaire implique des risques extrêmement élevés. « Ceux qui, comme Nicolas Sarkozy ou Silvio Berlusconi, prévoient aujourd’hui de construire davantage de réacteurs nucléaires doivent suivre cet avertissement et rejeter cette technologie, déclare Frédéric Marillier, de la campagne Énergie de Greenpeace France. L’incident de Krsko est une preuve de plus de la menace que toutes les installations nucléaires d’Europe posent pour sa population, son environnement. Qu’attendons-nous pour rejeter cette technologie inutile, très risquée et très chère ? Qu’attendons-nous pour investir dans une politique ambitieuse d’efficacité énergétique et dans les renouvelables, qui répondent à la fois aux enjeux de lutte contre les changements climatiques, d’indépendance énergétique et de maintien du pouvoir d’achat ? »

Ensuite, le réacteur Krsko est un réacteur de type PWR (pressurized water reactor), c’est-à-dire un réacteur à eau pressurisée, d’une puissance de 700MW, entré en service en 1981 et construit par Westinghouse, le géant du nucléaire américain. Il s’agit exactement du même type de réacteur que les modèles occidentaux, en particulier tous les réacteurs du parc français – l’EPR lui-même est de ce type. « Pas question de minimiser l’incident de Krsko sous le prétexte qu’il s’agirait d’un vieux réacteur conçu dans les pays de l’Est, avertit Frédéric Marillier. Ce type d’incident n’a rien d’exceptionnel et peut tout à fait arriver chez nous. »

Enfin, une fuite au niveau du circuit de refroidissement primaire constitue l’incident le plus grave qui puisse arriver sur un réacteur. Selon l’importance de la fuite, il est possible de perdre le contrôle du réacteur qui surchauffe, voire entre en fusion, ce qui entraîne ensuite un rejet important de radioactivité. « Un tel scénario s’est déjà produit en mars 1979, sur la centrale américain de Three Miles Island, avec une fuite du circuit primaire engendrant la fusion du cœur du réacteur. A cette époque, la catastrophe a été évitée de justesse, rappelle Frédéric Marillier. L’incident slovène devrait faire réfléchir les États-Unis qui semblent avoir l’intention de relancer la construction de nouvelles centrales... »

Où en est-on en Slovénie ? Le réacteur a été arrêté afin d’abaisser la pression. « Mais cela n’est pas suffisant, précise Frédéric Marillier. Un réacteur ne s’éteint pas comme ça, il faut continuer à le refroidir. Or c’est tout le problème, puisque c’est précisément le système de refroidissement qui est défaillant. » D’après la Commission européenne et les autorités slovènes, la situation semble être « sous contrôle » et il n’y aurait pour l’instant aucun rejet radioactif dans l’environnement. Pour en avoir le cœur net, Greenpeace a dépêché une équipe sur place qui va notamment effectuer des mesures de radioactivité.

 

Source : Greenpeace.org 

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Il faut espérer que la commission fasse bien son boulot maintenant et évite de retenir des informations sur les risques auxquels nous serions potentiellement exposés. Mais une autre catastrophe ne nous servirait de toute manière à rien, il faut juste prier (qui ? quoi ?) pour que tous les stocks d'uranium de la planète disparaissent.

31.03.2007

Le doute subsiste sur les OGM

Une émission de Canal sur les ogm téléchargeable ICI et qui a bizarrement disparut de you tube et daily motion
Manque d'études fiables et indépendantes pour évaluer les risques sanitaires, étiquetage aux normes floues.